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Le Blog de l'Innovation et des RH

Curiosité et ouverture d'esprit : Des Soft Skills au service de l'innovation RH

Soft Skills et Innovations RH - La Curiosité et l'Ouverture d'Esprit

Soft Skills et Innovations RH - La Curiosité et l'Ouverture d'Esprit

Dans un monde en transformation accélérée, au rythme de l’évolution des technologies digitales, cultiver et développer sa curiosité d’esprit, sa "curiosité intellectuelle", devrait être un incontournable pour tout professionnel de la fonction RH.

Ceci, tant pour favoriser sa capacité d’adaptation, ou d’anticipation, qu'à minima, pour certains, de se sentir moins « dépassés » par des changements à l'oeuvre à différents niveaux RH : en termes d’évolutions des activités, des compétences, d’appropriation de nouveaux outils, de nouvelles approches, de solutions digitales, etc.

Et en ce sens, s’il existe différents leviers propices au développement de la curiosité d’esprit, à l’inverse, les freins n’en sont pas moins nombreux.

Des freins et des leviers à la curiosité d'esprit

La curiosité d’esprit suppose entre autres, le désir, l’intérêt, l’envie, voire la passion, de découvrir, d’apprendre des choses nouvelles et estimées comme dignes d’intérêt. Ce désir de connaître davantage, d’en savoir plus, d’acquérir de nouvelles connaissances et expériences, s’apparente dès lors à la garantie d’un esprit qui investigue ses sujets, s’interroge, se pose des questions, et donc in fine, progresse, apprend et développe sa potentialité d'innovations.

La curiosité intellectuelle est ainsi le moteur de multiples voyages et découvertes, dès lors que nous développons une attitude de disponibilité cognitive, une capacité à nous intéresser à la nouveauté, et à adopter consciemment un comportement exploratoire. Etre curieux d’esprit, c’est ainsi se confronter activement à des investigations tant sur « le monde » que sur nous-même.

Via cette posture d’esprit, notre savoir se construit alors par interactions avec notre environnement, et s’apparente à la fois à un moyen :

  • de nous y adapter,
  • et de nous former par nous-même.

En cela, la curiosité est donc un besoin incontournable pour apprendre. Pour autant, ces nouvelles dimensions de découverte doivent nous paraître accessibles. En effet, nous avons tendance à évaluer de façon intuitive notre propre capacité et vitesse d'apprentissage, et notre curiosité intellectuelle s’amenuise alors généralement si nous estimons que nous ne progressons pas suffisamment en regard de nos attentes. Qui plus est, nous associons bien souvent un « crédit temps » plus ou moins déterminé, correspondant au temps que nous sommes prêts à consacrer à nos investigations. Et ceci en regard de l'évaluation que nous faisons de ce que cela peut nous apporter en retour.

Il apparaît en ce sens, que pour être curieux, nous devons être conscient de ce que nous ne savons pas. En d’autres termes, que nous soyons en capacité d’identifier un décalage entre ce que nous connaissons déjà, et ce que nous pourrions savoir. La découverte d'une nouvelle information, porte ainsi en elle sa propre récompense, et est alors potentiellement source de plaisir, voire de joie. Un état émotionnel, qui ne peut toutefois s’inscrire dans la durée. En effet, en matière de maintien de notre curiosité d’esprit dans le temps, il s’avère qu’à mesure que nous maîtrisons de nouvelles connaissances, les dimensions qui nous semblaient alors attirantes jusque-là, perdent alors progressivement de leur attrait.

Etre dans une dynamique de curiosité d’esprit s’apparente ainsi à un état de tension, entre une « détermination » qui nous pousse activement à sortir de notre zone de confort, et une propension inverse susceptible de nous tirer tout particulièrement vers plus de passivité. En cela, développer notre curiosité d’esprit dans un environnement numérique nous donnant l’illusion d’un accès facile et immédiat à l’information, s’avère en tout état de cause un challenge de taille pour dépasser nos propres freins cognitifs, et notre propention à être en posture de « passivité intellectuelle ».

Enfin, la curiosité intellectuelle peut également être liée à la considération d’une certaine prise de risque. Celle par exemple d’être bouleversé dans nos convictions. Cette aptitude d’esprit peut ainsi inviter à une forme de courage : celui d'oser quitter le connu et de s'avancer vers ce qui est à découvrir. Sans quoi, la peur inhibe alors notre capacité à faire montre de curiosité d’esprit.

Pour autant, s’agissant des leviers permettant de ne pas rester figé, statique dans un monde qui bouge, la curiosité d’esprit seule n’est pas suffisante. Elle est notamment susceptible d’atteindre rapidement ses limites, si elle n’est pas couplée à l’ouverture d’esprit.

De l'importance du mix Curiosité et Ouverture d'Esprit pour innover en RH

L’ouverture d’esprit constitue à la fois l’amorce de la curiosité d’esprit, et son catalyseur. En ce sens, s’agissant de l’ouverture d’esprit comme facteur préalable à la curiosité d’esprit, si l’on considère à l’inverse, l’idée d’un esprit fermé, ancré dans ses certitudes, nous comprenons alors aisément que toute dynamique de curiosité intellectuelle sera annihilée. De même, selon la perspective de l’ouverture d’esprit comme catalyseur de la curiosité intellectuelle : dès lors que la curiosité d’esprit est à l’œuvre, si nous découvrons des informations, connaissances nouvelles qui viennent « chahuter nos convictions », sans ouverture d’esprit, notre curiosité peut alors rapidement s'étioler. En d’autres termes, nous pourrions considérer dans cette perspective, l’idée d’un cycle vertueux d’ouverture / curiosité d’esprit : l’ouverture d’esprit permet le développement de la curiosité, dont le résultat est susceptible de challenger alors encore plus d’ouverture d’esprit, qui conduit à plus de curiosité, etc.

D’ailleurs, en pratique, lorsque l’on a par exemple développé des usages numériques particuliers, s’initier à de nouveaux outils, de nouvelles plateformes, implique d’engager une « énergie du changement » d’autant plus intense, voire pénible, qu’elle n’est pas portée à la fois par une dynamique de curiosité et d’ouverture d’esprit.

Le mix de Soft Skills « Ouverture / Curiosité d’esprit » s’avère donc précieux, et est à considérer de plus en plus par la fonction RH, tant dans sa posture au quotidien, ses recrutements, ses dynamiques d’accompagnement des changements, etc.

Face à des contraintes d’évolutions d’activités, d’obsolescence de compétences, de possibles reconversions, de gestion de crises, etc. les capacités d’ouverture d’esprit et de curiosité des acteurs de la fonction RH sont d’autant plus précieuses pour réduire les frictions sociales et relationnelles, que pour s’inscrire dans des dynamiques adaptatives et d'innovations RH potentiellement plus positives. Ceci, par le fait d’être notamment plus enclins à explorer un plus large spectre de possibilités, et d’avoir une plus grande facilité à identifier des solutions face aux difficultés et problématiques rencontrées.

Au final, la curiosité et l'ouverture d'esprit sont deux soft skills tout particulièrement susceptibles de faire la différence dans nos réalités digitales et professionnelles RH en devenir. Qu'il s'agisse d'être en capacité de mieux chercher à comprendre ce qui se passe, ce qui est à l'oeuvre, pour mieux anticiper, interagir et agir. Qu'il s'agisse de mieux remonter à la source des informations, et d'être alors en mesure d'identifier les bonnes, des mauvaises, pour asseoir aussi de meilleurs apprentissages et prises de décisions. Qu'il s'agisse de découvrir de nouvelles idées, de nouvelles approches et ainsi de pouvoir s'ouvrir à de nouvelles perspectives, propices à la sérendipité, à la créativité et à l'innovation en RH.

 

 

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